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 Tunisie. Les violences de Métlaoui: causes ou conséquences du fait tribal? (1/2)

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tahar

tahar


عدد المساهمات : 897
تاريخ التسجيل : 26/02/2010

Tunisie. Les violences de Métlaoui: causes ou conséquences du fait tribal? (1/2) Empty
مُساهمةموضوع: Tunisie. Les violences de Métlaoui: causes ou conséquences du fait tribal? (1/2)   Tunisie. Les violences de Métlaoui: causes ou conséquences du fait tribal? (1/2) Icon_minitimeالثلاثاء 28 يونيو 2011 - 11:24

Abderrazak Lejri* écrit
– La coexistence pacifique entre les communautés – favorisée par les
mariages mixtes – est garantie tant que des esprits maléfiques
n’instrumentalisent pas les différences ethniques.


Quand le colonisateur français a créé en 1897 la Compagnie des
phosphates et des chemins de fer de Gafsa (suite à une découverte
fortuite, consécutive à une mission d’exploration au hasard d’un
gisement de phosphate, par Philippe Thomas, en 1885, soit quatre ans
après l’établissement du protectorat), hormis les cadres français, la
main d’œuvre a afflué de Kabylie, de Tripolitaine, du Maroc et, pour
l’Europe, de Corse et d’Italie, les mines ayant joué le rôle d’Eldorado,
à l’instar de la ruée vers l’ouest en Amérique du Nord, qui a provoqué
une affluence de populations immigrées, miséreuses ou aventurières de
contrées lointaines d’Europe et d’Asie, nourrissant l’espoir d’une vie
meilleure.

Quand Metlaoui était comparé au petit Paris!

Et si ces populations ont coexisté jusqu’à nos jours dans un melting-pot
dans une relative paix sociale, c’est bien grâce à la prospérité qui
était au rendez vous. Les tragiques évènements de Métlaoui ne peuvent
être compris si on occulte le rapprochement avec la situation d’antan.
Depuis le début du siècle dernier et jusqu’à l’indépendance, Metlaoui était un
îlot de prospérité dans un paysage aride, rocailleux et désolé du
Djebel Seldja, désigné par certains colons de petit-Paris, avec son bal
du 14 juillet où se bousculait la bourgeoisie coloniale venant de toute la Tunisie.
Les éléments de confort dont bénéficiaient
essentiellement les cadres et ingénieurs de la compagnie et, par
ricochet, les contremaîtres indigènes comprenaient une bibliothèque, un
dispensaire avec gratuité des soins, des équipements sportifs de bonne
facture (terrains de tennis, piscine olympique), mess des employés au
menu copieux pour un prix symbolique, économat mieux achalandé que les
meilleures épiceries fines de la capitale et jusqu’à des caves à vins millésimés!
Après l’indépendance, l’attractivité des conditions
économiques mirifiques d’un emploi à la Cpg est restée intacte et bien
de hauts cadres tunisiens fraichement diplômés des grandes écoles
françaises y trouvaient l’opportunité d’y exercer leurs talents
naissants dans ce qui fut la plus importante entreprise du pays.

Le repli de la prospérité et l’incurie de l’Etat

Avec le repli de l’activité du à l’automatisation et la découverte des mines
à ciel ouvert, ce que les économistes appellent «dégraissage des
structures» a ramené l’effectif de 15.000 à 5.000 personnes.
La mauvaise gestion et l’incurie de l’Etat ont fait le reste, les
conditions de vie se dégradant et les quelques équipements collectifs
tombant en décrépitude, alors qu’en même temps, le niveau de vie s’est
sensiblement amélioré dans les régions côtières et autour de la capitale
suite à l’avènement de nouvelles industries manufacturières et des
services dont le tourisme.
Alors que dans d’autres pays, les
politiques ont anticipé la reconversion – certes douloureuse – des
bassins miniers des décennies avant le tarissement des ressources en
matières premières, nos gestionnaires, logés à la rue d’Arabie Saoudite à
Tunis (siège de la compagnie), étaient focalisés sur les voies et
moyens de trouver les sources de prédation pour quelques affidés de
l’ancien régime à la faveur de l’explosion des bénéfices auxquels les
populations de la région n’ont pas émargé.
Nier le fait tribal dans
le bassin minier et spécialement à Metlaoui c’est méconnaître une
réalité façonnée par des décennies au cours desquelles les populations
du Djérid ont afflué comme tant d’autres pour partager les opportunités
d’emploi avec la majorité des Ouled Bouyahia, tribu autochtone
majoritaire, la coexistence pacifique étant favorisée par des conditions
de vie relativement décentes pour toute la communauté.
Cependant, c’est son instrumentalisation aux fins de profits pécuniaires pour
certains Rcdistes et aux desseins de calculs politiques étriqués basés
sur la division et les antagonismes encouragés entre groupes
communautaires qui l’a révélé sous forme d’affrontements violents avec mort d’homme.
A côté de cela, dans une démarche démagogique,
simpliste et bureaucratique, certains hauts dirigeants de la Cpg ont
abondé dans ce non-sens de répartition pseudo-équitable numériquement
parlant des postes de travail par quotepart d’emplois réservés par tribu
(pour avoir la paix pensaient-ils!) favorisant l’ethnisme qui s’est
transformé en racisme primaire.

L’identité nationale et l’appartenance ethnique

Nous savons tous comment, dans des pays développés, l’évocation du concept
d’identité nationale a provoqué des heurts attisés par les extrémistes
dans la frange défavorisée de la population essentiellement immigrée.
Les raisonnements simplistes où ce qui s’est passé à Metlaoui (pour ne
citer qu’un article paru dans un média online sous le titre «Les Hutus
et Tutsis de Metlaoui») a été comparé au génocide rwandais où les
miliciens Hutus, conditionnés, ont massacré sauvagement à la machette un
million de Tutsis, démontre qu’en Afrique et de par le monde, les
ethnies et les races sont une composante qu’on ne peut ignorer dans la
gestion des groupes de populations pour peu que cela ne soit pas
instrumentalisé notamment par les politiques.
De là à plaquer des
clichés d’un racisme primaire concernant les Jridiya assimilés à la
minorité Tutsi – «crépus et basanés mais réputés plus intelligents», par
opposition à la majorité des Ouled Bouyahya, «blancs de peau, aux
cheveux lisses et aux yeux clairs, mais auxquels on prêterait une
intelligence limitée» –, il n’ y a qu’un pas que certains racistes
européens ont franchi pour distinguer les Tutsi grands, réputés beaux
car descendants des peuls hamites de la vallée du Nil et plus
intelligents et les Hutus trapus, laids et a fortiori moins intelligents.
Est-il utile de rappeler où la théorie de la race pure a conduit le monde!
La coexistence pacifique – favorisée par les mariages mixtes – est
garantie tant que des esprits maléfiques n’instrumentalisent pas les
différences ethniques (les attributs physiques ou comportementaux n’ont
jamais dérangé les Bamilékés du Cameroun comme les Sfaxiens en Tunisie
d’être considérés pour leurs qualités entrepreneuriales ou leur
qualificatif tendancieux de vénaux!)
Tout le monde s’accorde sur le
fait que ce qui s’est passé au Rwanda n’aurait pas pu se produire au
Cameroun ou au Gabon où l’on compte pourtant des dizaines d’ethnies.

A suivre

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* L’auteur, natif de Gafsa, a
été ingénieur stagiaire en 1972 à la Cpg. Opérant au Rwanda, il est
membre d’Action et Développement Solidaire (Ads), une association
agissant pour la conception d’un programme de gouvernance crédible et
ambitieuse basé sur un développement solidaire tant au niveau régional
que social ou transgénérationnel.

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