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 # Elections du 24 juillet en Tunisie : Un scrutin proportionnel de listes en deux tours ?

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كاتب الموضوعرسالة
tahar

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عدد المساهمات : 897
تاريخ التسجيل : 26/02/2010

# Elections du 24 juillet en Tunisie : Un scrutin proportionnel de listes en deux tours ? Empty
مُساهمةموضوع: # Elections du 24 juillet en Tunisie : Un scrutin proportionnel de listes en deux tours ?   # Elections du 24 juillet en Tunisie : Un scrutin proportionnel de listes en deux tours ? Icon_minitimeالجمعة 8 أبريل 2011 - 16:42

# Elections du 24 juillet en Tunisie : Un scrutin proportionnel de listes en deux tours ? BN2569Tunisie-elections0311

Le mercredi 6 avril 2011
restera gravé à jamais dans les mémoires des Tunisiens, notamment, ceux
qui étaient présents lors de l’élection du vice-président de l’Instance
supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, la
réforme politique et la transition démocratique comme étant une date
marquante du processus de transition démocratique.
Au-delà de la personne élue, en elle-même, ce vote consacre
l’installation de la démocratie et du droit à la différence dans les
structures de cette nouvelle Tunisie. Trois membres ont présenté leurs
candidatures à ce poste de vice-président : Latifa Lakhdar et Saïda
Akremi ainsi que. Ayachi Hammami. Un vote secret a eu lieu et Mme
Lakhdar a été élue vice-présidente avec 43 voix sur les 107 voix
exprimées. Mme Akremi a obtenu 33 voix et M. Hammami, 31 voix.


Le vote était transparent sans manipulations ni pressions. Personne n’en
a contesté l’issue. Les trois candidats étaient contents de la réussite
de ce premier exercice démocratique. Les résultats indiquent même la
diversité de cette Instance et son inclusion de toutes les mouvances
politiques.
Observations d’avant les élections et indiscrétions indiquent que Mme
Lakhdar a été soutenue par les nouveaux courants centristes défendant la
ligne de l’alliance pour la femme et la citoyenneté formée par les
partis Ettajdid, le Forum démocratique pour le travail et les libertés,
l’Association des femmes démocrates, ainsi que d’autres composantes de
la société civile. Mme Lakhdar est une universitaire, syndicaliste et
militante des droits de l’Homme.
Mme Akremi est, quant à elle, une militante islamiste de longue date.
Elle est membre du Conseil de l’Ordre des avocats et d’autres
associations de la société civile. Elle aurait été soutenue par le parti
Ennahdha, le Congrès pour la République, une partie de ses collègues
avocats et quelques membres des associations et des personnalités
nationales.
La combativité de Me Ayachi n’a pas suffi pour lui attirer la sympathie
des membres de l’Instance, d’autant plus que l’option de mettre une dame
comme vice-président a charmé une bonne partie du parterre et que Mme
Lakhdar incarne cette différenciation par rapport aux islamistes. Seuls
les inconditionnels ont voté cet avocat militant de la société civile.

Toutefois, la démocratie est sortie victorieuse de l’urne. Les membres
de l’Instance sont même plus aguerris à la reprise des négociations sur
le Décret-loi des élections. Chacun cherche le mode électoral le plus
adéquat avec la réalité tunisienne pour élire la Constituante le 24
juillet prochain. Une bonne majorité s’est déjà dessinée pour rejeter le
report, synonyme du prolongement de l’absence de légitimité des urnes,
et qui est prôné avec force par le POCY de Hamma Hammami
Concernant le mode de scrutin, la commission d’experts a expliqué aux
membres de l’Instance les différents modes de scrutin. L’expert Chafik
Sarsar a présenté, rétroprojecteur à l’appui, des explications donnant
les définitions du mode de scrutin uninominal, de liste, etc. Il a donné
à chaque fois des exemples pour éclairer ses propos. Il a même utilisé
des simulations pour expliciter les différences entre le scrutin
proportionnel de listes à plus forte moyenne et celui à plus grand
reste. Ces différentes explications sont déjà présentes sur le site de
la commission « www.hirp.tn ».

Concernant les spécificités, M. Sarsar a souligné qu’il existe des
dizaines de modes de scrutin, mais «ces variétés se regroupent en quatre
grandes familles : majoritaire, proportionnelle, mixte et les autres ».
Il a précisé que « chacun de ces modes peut se présenter sous la forme
uninominale ou de liste, en un ou deux tours », tout en rappelant
l’adage courant « on choisit au premier tour, on élimine au deuxième »
pour signifier que « l’on ne choisit pas celui qu’on veut
systématiquement dans des élections. On élimine plutôt celui qu’on ne
veut pas ».
Ces explications sont certes nécessaires pour une démocratie naissante.
Chaque membre veut aussi émettre ses remarques et proposer le mode de
scrutin qui sied le mieux, selon lui, avec la réalité tunisienne. C’est
ce qui a fait que malgré la bonne volonté du Professeur Iyadh Ben Achour
et son insistance d’accélérer les procédures, il n’est pas parvenu à
convaincre l’assistance d’un vote le jeudi. Le Décret-loi des élections
du 24 juillet ne sera proclamé que le lundi 11 avril.

Les tendances ressortant des débats indiquent que le mode de scrutin
proportionnel de liste à plus forte moyenne a conquis une bonne
proportion des membres du Conseil de réalisation des objectifs de la
révolution. Ce ne sont pas uniquement les partis qui le défendent. Il y a
même des indépendants qui prônent cette option pour éviter les risques
de « personnification et du retour des grosses fortunes en appliquant un
scrutin uninominal qui éliminerait aussi les jeunes et les femmes ».
Le texte initial présenté par les experts n’a certes pas fait référence
aux anciens responsables du RCD, mais les discussions ont abouti à
intégrer un article stipulant l’inéligibilité pendant 10 ans de ces
responsables. Des voix au sein de l’Instance demandent de préciser les
degrés de responsabilité et proposent qu’ils incluent le bureau
politique, le comité central, les comités de coordination et les
fédérations territoriales. La question sera tranchée lundi.
La question de parité suscite encore des discussions. Le texte proposé
stipule la parité parfaite des listes de candidats. Seulement, des
réclamations ont jailli durant les discussions. Mme Zouhour Kourda
considère ce concept « anti-démocratique » et « nuisant aux principes de
la compétence et de l’égalité ».

A se rappeler combien houleux étaient les débats au tout début des
travaux de l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la
révolution, la réforme politique et la transition démocratique et à
voir leur sérénité actuelle, les observateurs peuvent comprendre les
difficultés de l’édification de la démocratie. Mais la persévérance
paie. Ce n’est pas facile de transformer la révolution en acquis
démocratiques.

Mounir Ben Mahmoud
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